Nous sommes partis de San Blas pour aller jeter l’ancre dans la baie de Chacala quelques dizaines de miles nautiques de notre port de départ. La baie de Chacala représente la description même de la carte postale tropicale typique. Cocotiers, rouleaux de vagues qui viennent s’écraser sur une plage, restaurants sous des palapas, quelques maisons et quelques magasins touristiques pour satisfaire le peu de touristes qui viennent s’aventurer jusque-là.
We left San Blas to anchor in Chacala Bay, a few nautical miles south from our departure port. Chacala Bay is the quintessential topical post card. Coconut trees, waves crashing on a beautiful beach surrounded by restaurants, with a few houses and tourist shops to satisfy the wandering tourists who venture so far.
Nous avions été prévenus de l’ancrage houleux dans la baie de Chacala et on nous avait recommandé de jeter une ancre à l’arrière du bateau. Mais c’est sans trop le croire que nous avons uniquement jeté l’ancre de devant. Grosse erreur ! Nous avons passé une première nuit houleuse à veiller pour s’assurer que le bateau aille bien. Le lendemain matin, avant même de prendre le petit déjeuner, nous avons improvisé une ancre derrière le bateau. Elle nous a permis de stabiliser le bateau et de passer les prochains jours sans trop avoir de bosses ou le mal de mer.
We had previously been warned about Chacala Bay’s rolly anchorage and a stern anchor had been recommended. But we did not really believe it. Well, wasn’t that a mistake! We spent a very uncomfortable night and the first thing we did, before breakfast, the following morning, was to set a stern anchor. It stabilized the boat and reduced the opportunities for us to suffer bruises and sea sickness.
Chacala est une petite bourgade tranquille, avec de magnifiques oiseaux qui se baignent dans les piscines des maisons privées. Ce sont les rois de Chacala ! Sur la plage, nous avons pu goûter des plats typiques de poisson et de fruits de mer. Nous avons aussi dégusté des cocktails en regardant le soleil se coucher. Il est intéressant de voir que les Mexicains prennent le temps de vivre, le weekend ou pendant la semaine, des familles entières viennent se baigner, manger et s’offrir les services de mariachis qui arpentent les plages. Il est souvent très commun de voir spontanément les gens se lever et danser ou encore joindre les musiciens au micro. Spectacle garantit !
Chacala is a quiet, peaceful village, with beautiful birds which enjoy afternoon dips in the many private pools. They are truly the kings of Chacala. On the beach, we tasted some typical fish and sea food dishes and drank some wonderful cocktails while watching the sunsets. It is interesting to see that the Mexicans also take the time to enjoy the scenery and all that Chacala has to offer. It is very common to see families gathering at restaurants or on the beach to enjoy a swim, a meal and the music played by the wandering mariachis bands. Spontaneously, people will stand up and start dancing or joining in the singing of the band. It is quite a live show not to be missed!
Lors de notre séjour à Chacala, nos amis sur Scott Free Hey, Euphoria et Tardis sont venus nous rejoindre mais ils sont tous partis bien avant nous, pour aller rejoindre La Cruz de Huanaxactle.
While in Chacala, our friends on Scott Free Hey, Euphoria and Tardis joined us but they left earlier than we did but only for us to rendezvous again at La Cruz de Huanacaxtle.
Category Archives: Mexico
Winter 2014 on Wahkuna, Part 3 Morelia
Winter on Wahkuna, part 3 Morelia and the monarch butterflies biosphere
Nous avons poussé notre aventure culturelle 10 heures d’autobus au sud-est de San Blas, dans l’état du Michoacan pour aller y visiter la ville de Morelia et sa biosphère de papillons monarques. Le voyage en bus était mémorable de par son confort, sa qualité, et la ponctualité des autobus de luxe. Nous avons pris quartier pour trois nuits dans l’hôtel Casino, situé en plein centre historique de Morelia. À notre arrivée, notre première surprise fut le froid: 8oC!!! Je sais que nos amis Canadiens et Européens vont bien rigoler mais nous n’avions pas ressenti de froid tel que celui-ci depuis un bout de temps.
We furthered our touristic adventure, 10 hours south east of San Blas in the state of Michoacan, by visiting the city of Morelia and it Monarch butterfly biosphere. The trip onboard state of the art buses was memorable. We felt as if we were travelling first class and none of the buses where a minute late. We stayed at the Hotel Casino facing the main square of the historical center of town. Upon arriving we were surprised at the difference of temperature, it was only 8oC!!!! I know that our Canadian and Europeen friends will have a good laugh at our complaint but after several months in the high 20oc and 30oc, you start to develop thin blood.
Morelia est une ville très européenne. Nous nous sommes souvent crus quelques part en Espagne ou dans le sud de la France. Le rythme de la vie n’est pas celui rencontré dans les autres villes. Ici, les étudiants en médecine tous habillés de blanc se pressent tôt le matin sac à doc et bouquins en main. Les hommes d’affaires et professeurs universitaires ont leur réunion, ordinateur portable et costume et cravate dès les huit heures. Morelia c’est une ville du “maintenant” et pas de “mañana”.
Le premier jour, nous avons déambulé dans le quartier historique, allant de boutiques en musées. Le musée qui fut pour nous le plus remarquable fut celui de l’artisanat. Tout y était en exposition et à vendre. Nous avons pu admirer le savoir faire de l’artisanat mexicain avec de véritable merveilles, telles que des poteries, des meubles et des guitares. Nous avons aussi pris en photo un magasin qui est étonnant, celui dédié aux robes de l’anniversaire des 15 ans et de la présentation au 3ème anniversaire des petites filles. Pour les petites filles et jeunes filles uniquement, ces magasins sont de véritables festins pour les yeux. Les robes de princesses de toutes les couleurs donnent envie de redevenir enfant. Le coût pour une robe commence bien souvent vers les 4000 pesos pour atteindre, il va sans dire des sommes extravagantes. Les parents devront aussi organiser et payer une fête digne d’un véritable mariage qui sera célèbrée après la traditionnelle messe, durant laquelle la jeune fille sera présentée à la société.
Morelia is a Mexican city with a great European flare. We thought that we were somewhere in Spain or in the south of France. The rythme of life there is also quite different from the one we had countered in the other cities we had visited so far. In Morelia, you will see medical students all dressed in white uniforms with backpacks and books in hand hurrying to class as early as 7:00. University professors and businessmen have breakfast meetings at 8:30. Morelia is a city of the Now not of the mañana. The first day we wandered around the historical center and still did not manage to see everything. We went from boutiques to historical buildings. The most memorable was by far the museum of artisanat with its marvelous pieces of furnitures, potteries and guitars. We also took photos, for us Europeans, of an astonishing shop selling dresses for a girl’s 3rd birthday presentation and the most important birthday for a young woman, her15th birthday. For all the girls these shops are a feast for the eyes. The dresses of all colours make us want to be 15 again. The entry cost for such garment is 4000 pesos and can reach extravagant sums of money. Parents will also have to organise and pay for a party that resemble a wedding party during which, after the traditional mass, their daughter will be publicly presented to society.
Le 16 janvier, jour de l’anniversaire de Robert, nous sommes partis ( encore une fois en plein milieu de la nuit) vers les 9 heures pour aller découvrir la biosphère des papillons monarques. Ces papillons sont arrivés du Canada au début de l’hiver et restent jusqu’en mars dans quelques arbres stratégiques, où ils se tiennent groupés par millions. Pour aller les rencontrer, il faut mettre ses bottes de marche et surtout être un peu en forme car, ces papillons aiment l’altitude, plus de 3000 mètres pour être un peu plus précis et l’air y est un peu plus difficile à respirer. Mais l’homme d’honneur du jour, Robert et moi ne nous sommes pas laissés intimider et avons grimpé la montagne. Seul notre guide était un peu fatigué, s’attendant peut-être plutôt à ce que nous gravissions le chemin à dos de cheval. Une fois sur place, c’est le calme total, interdiction de parler et de rester plus de 20 minutes. Seul le bruissement des ailles des papillons qui se tiennent en grappe dans les sapins est odible. Un moment magique!
On the 16th of January, ROBERT’s birthday, we left (once again in the middle of the night:-( ) around 09:00 to discover the Monarch Butterfly biosphere. Theses butterflies arrive from Canada at the beginning of the winter and stay until March in a few particular tress where they group themselves in millions of individuals. To see them, it is necessary to have hiking boots and be in a bit of physical good shape as theses little guys like altitude, more than 3000 meters to be exact where the air is a little bit thin. But birthday boy and I did not let us get intimidated by the challenge and climbed the mountain. Only the guide appeared to be a little tired, expecting probably that we would have chosen to do the climb by horse. Once at the biosphere it is total silent, nobody is allowed to speak or stay more than 20 minutes. The only noise is the murmur of the wind and the butterflies that are grouped in clumps in the trees. It was a magical moment.
Nous sommes restés à les admirer mais aussi à nous dire que ces petits insectes n’ont contrairement à nous pas besoin d’un GPS pour se diriger du Canada jusqu’au Mexique. Qui de nous deux est donc vraiment intelligent?
De retour au camps, nous en avons profité pour prendre une bonne soupe de poulet bien chaude ( il ne faisait pas loin de 0oC) et la cuisinière nous a préparé des tortillas toutes fraîches que nous avons dévorées avec plaisir. Les restaurants et les petites boutiques sont tenus par les habitants du coin qui ne vivent pas de grand chose et qui font du très beau travail avec leur laine. J’ai succombé pour un poncho de laine d’agneau car il était d’une par tellement beau et d’autre part tellement chaud. Robert l’a tout de suite baptisé mon nouveau “nid”dans lequel je me suis endormie dans la voiture qui nous a ramenés à Morelia.
We stayed there to admired them but also to tell ouselves that theses little insect unlike us do not need a GPS to get from Canada to Mexico. So between insect and human, who is truly the most intelligent?
Back at base camp it was time for a very hot chicken soup ( it must have been around 0oC!) and the cook also prepared some fresh tortillas right before our eyes. The restaurants and little shops are run by First Nation locals who do not have much to sell or live on. They have wonderful sweaters made from the wool of their sheep. I succumbed to a poncho made out of lambs’ wool. The poncho was promptly baptised the new “nest” because I fell fast asleep in it in the car on the way back.
De retour à San Blas, nous avons commencé à nous préparer pour notre départ, et c’est avec les larmes aux yeux et un gros chagrin que nous sommes partis car la veille de notre départ, une voiture a tué le petit chiot, Guardian dans le parking de la Marina. Nous avons tous eu le cœur brisé, navigateurs comme personnel car nous étions tous très attachés à ce chien si tendre.
Back in San Blas, we started getting ready to move on. It was with lots of tears in our eyes and broken hearts that we said goodbye because the day before our departure Guardian, the lovely little puppy, was ran over and killed by a car. We were all heartbroken as the cruisers and marina staff alike where dearly attached to this very gentle little dog.
Winter 2013 on Wahkuna, Part 2 San Blas and Mexcatitlan
Winter on Wahkuna part 2. Un hiver à bord de Wahkuna partie 2
Nous sommes partis de Mazatlan avec du vent et nous avons eu autant d’heures de vent que durant notre passage entre La Paz et Mazatlan. Pendant le voyage, Wahkuna a été escortée par des baleines qui bien qu’elles aient tenu leur distance étaient bien visibles à l’œil nu. Au lever du soleil, Isla Isabelle nous attendait avec ces fameux oiseaux et ses lignes de pêche illégales. Ce fut la deuxième fois que nous en avons attrapée une et encore une fois nous avons eu tellement de chance qu’elle ne se soit pas prise dans l’hélice du bateau car nous étions au moteur. Nous avons continué notre route et cette fois-ci nous avons voulu faire concurrence aux pêcheurs en larguant nous aussi deux lignes et tenter notre chance. Rudement, j’ai senti qu’une de mes lignes mordait mais au moment où j’ai voulu la tirer vers moi, la prise avait lâchée. J’ai donc laissé la ligne qui bizarrement n’a pas bougé, jusqu’à ce qu’une nouvelle fois, quelque chose lui tire dessus et encore une fois lâche prise au moment où j’allais commencer à la tirer vers moi. La deuxième ligne a mordu, un gros poisson que nous ne connaissions pas mais que nous allions avoir le plaisir de baptiser très rapidement: Arnold Scharwznegger, car il était dur et immangeable. J’ai immédiatement rentré la dernière ligne, celle qui avait tenté à deux reprises un poisson et quelle ne fut pas ma mauvaise surprise lorsque la ligne sortie sans hameçon. Le poisson qui avait mordu avait carrément dévoré l’hameçon, le poulpe en plastique bleu et rouge ainsi que la ferraille qui attachait le tout à la ligne. Il ne restait plus rien!!!! Et mon hameçon magique qui m’avait apporté tant de poissons dans la mer de Cortez était parti dans l’estomac d’un monstre de l’océan!!!!!!
We left Mazatlan with fair winds but we were only able to sail for as. many hours as we had sailed between La Paz and Mazatlan. During this passage, Wahkuna was escorted by numerous whales who despite keeping their distance were very visible to the naked eye. At sun rise Isla Isabel greeted us with its numerous birds and more illegal long lines! It was the second time that we caught a line and once again we were very lucky that it did not get caught in the propeller as we were motoring at the time. After freeing ourselves we continued our passage and this time I decided to compete with the fishermen with my own lines. I set up two, one on each side of the boat. Quickly I felt something tugging violently on one of the line, but it let go before I could do anything. Then later on, once again, a violent tug on the same line but again nothing. Eventually we caught a massive fish which at first looked very appetising but we had a very different view once we had prepared and tasted it. I immediately pulled back my other line, the one with the two violent tugs, to discover that the “something” that had been tugging had not only eaten the plastic lure with it’s hook but had cut the wire and nylon line! My magic lure which had brought us so many fish was gone in the stomach of an ocean monster!
Nous sommes arrivés à San Blas en fin d’après-midi sous un temps lourd. L’entrée nous avait été décrite comme difficile mais nous avons trouvé qu’en respectant les bouées de direction, cela n’était pas vraiment le cas. Le premier à nous accueillir à San Blas fut un grand chiot orange doré nommé Guardian. Immédiatement, il nous a adoptés et nous a fait la fête. Guardian travaillait comme chien de garde pour la marina et bien que fort sympathique avec les visiteurs, il était intraitable avec les rats, les ratons-laveurs et les serpents, sans compter qu’il était le meilleur système d’alarme pendant la nuit. Il n’y avait que trois autres bateaux à la marina et nous en avons profité pour sympathiser avec un couple britannique et mexicain, un anglais et un américain. Le deuxième jour, nous sommes allés découvrir San Blas qui nous a enchantés de par son marché aux produits frais et par son atmosphère de petit village de pêcheurs. Au marché, Robert et moi avons découvert un nouveau fruit, le Yaka que l’on appelle aussi Jackfruit. C’est le fruit le plus gros de la planète et j’ai tout de suite demandé à le goûter. Merveilleuse saveur de pêche, letchi, pomme et superbe mélangé avec un jus de fruit d’orange frais. Les légumes et les fruits étaient tellement frais, nous en avons fait une cure. San Blas est aussi connu pour ses crevettes et j’ai régalé Robert en lui faisant des crevettes à l’aïl et pannées au coco.
We arrived in San Blas at the end of an overcast afternoon. The harbour entrance had been described as difficult but we found that if you followed the markers the access was not that complicated. The first one to welcome us into San Blas was a golden brown puppy by the name of Guardian. He immediately adopted us and greeted us with all the wagging of the tale he could do. Guardian was the marina guard dog and although he was very welcoming to the cruisers, he was not that nice to the rats, raccoons or snakes that entered that marina. Of course he was the best alarm system that one could find. There were only two other boats in the marina when we arrived and we met both of the cruisers, one British and the other American. On our second day we visited San Blas which delighted us with its municipal market with deliciously fresh produces and it’s quiet atmosphere of a fishing village. At the market, Robert and I encountered a new type of fruit known locally as the Yaka fruit but its English name is the Jackfruit. It is largest fruit on the planet and I immediately asked to taste it. It has a marvelous flavor of litchi, peach, apple and melon and tastes wonderful mixed in a smoothy with freshly squeezed orange juice. The fruits and vegetables in San Blas market were incredibly fresh and Robert and I took the opportunity to indulge. San Blas is also known for its shrimps and I treated Robert to some garlic shrimps and deep fried coconut shrimp, delicious!
Si vous allez à San Blas, l’écotour de la Tovara est incontournable. Pour cela, il faut se lever ” en plein milieu de la nuit” comme dit Robert ou plutôt vers les 7 heures du matin pour y être dès les 8 heures. Un guide vous donnera le choix d’un tour d’une heure ou de deux et nous avons choisi celui de deux heures. Vous partirez ensuite dans un labyrinthe de mangrove où vivent une multitude d’oiseaux migrateurs et locaux, de tortues, d’iguanes noires, vertes et oranges, de serpents et bien entendu de crocodiles américains!!!! Comme vous pourrez le voir sur les photos prises pendant le tour nous en avons croisés quelques uns en liberté qui contrairement au mythe de mangeur d’homme, vont vite se cacher. Le plus gros fut certainement un crocodile de plus de deux mètres qui selon le guide devait avoir une trentaine d’années…. comme moi. Le tour vous propose aussi d’explorer un sanctuaire pour la protection de la vie sauvage. Il faut encourager ce genre d’initiative dans un pays où la notion d’écologie est à ses débuts. Mais il faut aussi dire qu’il reste beaucoup à faire même dans ces centres où les animaux sont parfois dans des cages trop petites et sans autre stimulation que leur déjeuner. Mais, cela nous a permis aussi de voir que des efforts sont faits pour sensibiliser la population à respecter cette nature qui est toujours menacée. Après le sanctuaire, vous pouvez aller vous rafraîchir à La Tovara qui est le nom d’un point d’eau protégé des crocodiles où vous pouvez vous restaurer. Nous sommes arrivés les premiers et le restaurant n’était pas encore ouvert mais cela ne nous a pas empêchés de profiter de la nature luxuriante de l’emplacement. Pour moi qui ai grandi en Nouvelle-Calédonie, j’ai retrouvé des repères naturels que je n’avais pas revus depuis bien longtemps.
If you go to San Blas the Ecotour is an absolute must. You need to get up for it, as Robert would say in the middle of the night, at around 7:00 a.m to get to the entrance of the tour by 8:00. There a tour guide will give you the option of either a one hour or a two hour tour. We chose the two hour and set of in a maze of mangrove where numerous migratory and local birds as well as turtles, green, black and orange iguanas, snakes and of course American crocodiles live. As you can see from the numerous photos we took, we came across a few crocodiles but unlike the myth of man eater they tended to hid as soon as they saw us. The biggest we encountered was over two meters long and according to our guide would have been in his thirties… Just like me. The tour also offers you to explore a wild life sanctuary. It is important to encourage such places as they are doing their very best to raise awareness of the wildlife. But so much is still needed to be done even in sanctuaries such as this one, where cages remain at times too small for the wildlife it protects and there is very little stimulation other than the daily meal. But great effort is being made to educate the population about the fragility of such wildlife and the importance to preserve it. After the sanctuary the tour drops you at a restaurant named La Tovara where you can enjoy a bite to eat and swim in crystal blue water protected from the crocodiles. We were the first ones on site and the restaurant was not yet opened, but we enjoyed the scenery and the lush vegetation surrounding it. As a New Caledonian raised girl la Tovara allowed me to remember so many plants that I had grown up with.
Durant la première semaine, nous avons aussi pris un taxi qui nous a emmenés à l’embarcadère pour se rendre à Mexcaltitan. Mexcaltitan est ce que les Mexicains appellent le berceau de la “mexicanidad”. J’ai choisi de garder le mot espagnol car je ne suis pas certaine que ma traduction pourrait communiquer les idées et notions qui se cachent derrière ce mot. Mexcaltitan est un tout petit village de quelques centaines d’habitants d’où proviennent les premiers Aztèques. C’est de ce village construit sur un lac en forme de cercle d’où est venue la révélation du dieu Huizilopochtli à travers la vision du leader Tenochtli qui ordonna au peuple aztèque de marcher vers l’est, à la recherche d’un aigle tenant un serpent dans ses talons, perché sur un cactus. Là où les Aztèques devaient rencontrer cette vision, ils se devaient de construire la ville de Mexico- Tenochitlan, aujourd’hui simplement connue sous le nom de la ville de Mexico. Si vous regardez de plus près l’architecture urbaine du centre de la ville de Mexico, elle répète exactement le même modèle urbain que le village de Mexcaltitan. Ce petit village a quelque chose de magique, ses habitants vivent dehors où les enfants jouent et courent. Les maisons sont peintes de couleurs vibrantes et au sommet du clocher l’église sur la place centrale, on peut admirer l’ensemble du village.
During the first week we also took a taxi to the dock where pangas take you to the village of Mexcaltitan. Mexcaltitan is referred to by the Mexicans as the cradle of Mexicanidad. I decided to keep the Spanish word as I am not convince that any translation would communicate the ideas or concepts that are embodied in this word. It was in Mexcaltitan that the Aztec people received the revelation from their God Huizilopochtli, through the vision of their chief Tenochtli, to head East in search of an eagle clutching a snake in his claws perched on a cactus in a middle of a lagoon. Once the Aztecs would see this sign it would indicate to them the place where they should build Mexico-tenachitlan also known today simply as Mexico City. It you look at downtown Mexico today it is build on the same urban model as Mexcaltitan, that is to say, on a lagoon with a circular main ring street and other streets criss-crossing the village. Still today this little village has something magical, it’s inhabitants live outside with numerous children playing and running in the streets. From the top of the bell tower of the church you can also get a great panoramic view of the entire village.
Nous avons passé les prochains jours à explorer San Blas et à y découvrir son art huichol. Les tribus de premières nations huichol sont parmis les dernières tribus amérindiennes qui existent encore en Amérique Latine. Ce peuple vit encore recul dans les montagnes de l’état de Nayarit et descendent dans certaines villes ou villages pour y vendre leur art. Je n’ai pas osé prendre de photos de leur art car je ne voulais pas m’imposer à ces gens qui étaient tellement gentils. Mais leurs bijoux et poteries couverts de minuscules perles de couleur ainsi que leurs tableaux de fil de couleur sont spectaculaires. Les Huichols ne sont pas toujours à San Blas, ils y travaillent de novembre à avril puis remontent dans les montagnes avant que les moustiques et les nonos les chassent. C’est aussi pendant l’été qu’ils doivent respecter les rites de leurs ancêtres et rendre hommage à leurs dieux en faisant un pèlerinage dans un endroit très particulier, isolé dans les montagnes du Mexique pour y trouver un type de cactus le peyote, dépeint dans leur tableau. Ce cactus hallucinogène, leur permet de se projeter dans l’environnement en pouvant sentir le moindre mouvement. Ainsi les Huichols peuvent communiquer avec leurs dieux et aussi chasser avec les arcs et flèches.
After Mexcaltitan, we spent a couple of days exploring San Blas and it’s Huichol art. The First Nation tribe Huichol is one of the last Native American tribes left in Latin America. Huichol tribes still live isolated in the mountains of Mexico and they only occasionally come down into towns and cities to sell their beaded and threads art. I did not dare take a picture of their art as I did not want to be disrespectful towards these such gentle people. But their beaded jewels and thread canvas of multiple colours are a sight to be seen. The Huichols do not stay in San Blas. They come and sell their arts from November to April before heading back into the mountains before the season of mosquitoes and noseeum. It is during the summer months that the Huichol must undergo a sacred pilgrim in search of a particular hallucinogens cactus Calédonie peyote which they use in their sacred ceremonies to communicate with their Gods and the nature around them. This cactus allows them to feel all the movement around them and gives them greater accuracy for the bow and arrow hunting.
